En ce début d’année 2013, notre partenaire Lavair a organisé un séminaire,  une rencontre où il nous a présenté ses nouveautés 2013. Koiconnect a tout spécialement été invité : nous avions participé au développement du produit pour la France en 2007. Nous restons le seul revendeur direct en France. La majeure partie des présents étaient bien sûr allemands, mais on trouvait aussi des Suisses, des Hollandais et des Autrichiens. Toutes les explications se faisaient donc en Allemand, langue que nous maitrisons plus ou moins. 

Tout d’abord un peu d’histoire : en 2007, Koiconnect cherchait à fabriquer ou plutôt, à adapter, le filtre à tambour des grosses piscicultures et de l’industrie au monde du koi. Nous avions eu des contacts avec un constructeur français, mais cela n’avait pas abouti. Nous sommes donc passés outre-Rhin et avons lancé la machine avec ALBKoi puis maintenant avec Lavair. Cette PME est spécialisée dans le travail de l’inox et fabrique des installations de « lavage » et de purification d’air.

 

Depuis le début, ces tambours n’ont presque pas évolué : quelques détails ont été modifiés, mais le fonctionnement global et la partie mécanique sont restés identiques. L’étude en amont dans leurs bureaux d’étude a été exceptionnellement bien réalisée grâce au cahier de charge et proposition faites par Koiconnect.

Voici quelques photos du déroulement de cette journée : prise de contact autour du café et du filtre  à  tambour d’exposition.

   

  

Pour l’occasion, un tambour TF 350, le plus petit de la gamme, a été électro-poli : l’effet est garanti ! l’extérieure est réussi, en revanche, l’intérieur l’est moins, car il est très difficile de placer les électrodes idéalement pour que l’électrolyse se fasse uniformément. C’est un procédé coûteux qui est très énergivore. Ne nous demandez pas le prix : c’est non commercialisé !

  

   

 

Quelques détails :

                                               

La gouttière de sortie des déchets : On voit tout au bout la fente pour le jet de rinçage pour décoller les feuilles ou autres algues.

Les picots intérieurs du tambour : Ces picots permettent de retenir les feuilles ou les algues du fond du tambour pour les remonter la gouttière.

Les moteurs d’entrainement ont évolué : la première version avait un axe qui ne résistait pas aux contraintes avec le temps. Il fut très vite remplacé par un moteur de grande série de la marque DOGA de fabrication espagnole. Cette année, un prototype a été tout spécialement fabriqué et sera mis en production mi-mars : ce moteur tournera deux fois plus vite que l’ancien, sera sur roulements étanches et toujours en 24 V. Un unique modèle sera monté sur toute la série de la gamme. Sa durée de vie est estimée à 10 000 h. Toutes les pièces détachées sont disponibles individuellement. Sa consommation de courant est de max 10 A avec un couple de 15 Nm.

  

        

 

Des tests ont été effectués en réel dans des conditions extrêmes sur le bassin extérieur : l’augmentation de la vitesse de rotation a un net avantage : la grille est rincée deux fois avec la même quantité d’eau et donc permet un meilleur nettoyage. Les saletés sont expulsées de la grille de la même manière qu’avec un passage plus lent.

La commande actuelle va aussi subir des modifications :

                                       

Actuellement, elle est basée sur des relais Finder avec disjoncteur différentiel. Le temps de rinçage de 7 s ainsi que le temps de pause sont fixes. L’évolution se fera avec un automate SPS permettant de régler plus de paramètres et la suppression des disjoncteurs différentiels pour répondre aux normes de certains pays.

La commande haut de gamme complète basée sur un automate Moeller restera d’actualité.

                                   

 

Après le repas sur place à la bonne franquette, nous sommes passés à la pratique : démontage complet du tambour sur place, mise en place de la toile inox, etc.  Voici quelques images et détails de ce filtre à tambour.

 

  

       

        

Comme vous pouvez le voir, ce tambour se démonte très facilement : il suffit d’une clé de 13. La gouttière d’évacuation a été améliorée avec un branchement pour un tuyau d’arrosage pour évacuer les feuilles ou déchets qui parfois restent collés. Le joint est résistant à l’ozone et aux UVC.

La toile inox de ces tambours est en inox 1.4401 V4A, c’est le meilleur inox qu’on puisse trouver sur le marché : il résiste aux sels et aux acides. Le constructeur en a différentes tailles : 43 µm, 63 µm, 75 µm, 95 µm et 200 µm. Le 63 µm est monté en série : il offre le meilleur compromis entre finesse et passage d’eau : il a 37 % d’ouverture (contre 29 % pour le 43 µm) et composé de fils de 0,040 mm.

Pour les autoconstructions, nous pouvons fournir des filtres à tambour à insérer : c’est le tambour sans la cuve bio autour :

                  

 

                    

 

Contactez-nous pour connaitre les prix et délais. Les principaux tarifs sont disponibles ici.

L’après-midi se poursuit avec une visite du bassin de test extérieure sous un vent glacial et une température de -3 °C.

   

Entrée du bassin sous la neige. Il n’y a pas grand-chose à voir : il fait 4 m de profondeur et il est couvert par des plaques de polystyrène.

 

On voit nettement qu’une des buses est bouchée, on la retire, on la nettoie et on la remet en place : un jeu d’enfant.

La visite continue par la production (au chaud) :

 

  

          Découpe au laser                Pièce de 15 mm d’épaisseur            Le support de tasse adapté  

Quelques pièces de tambour

        

Une plieuse hydraulique          Des cuves en inox de 3 mm          Même la brouette est en inox. 

 

Dans un hangar un peu plus loin, se trouvent les cuves pour polir par électrolyse et les cuves de passivation. C’est un environ très corrosif : l’odeur très caractéristique de l’acide ne laisse pas de doute. L’électro-polissage donne des résultats très intéressants et étonnants sur l’inox. On arrive à avoir un effet miroir très lisse, très utile dans le milieu médical : cette surface permet une hygiène exemplaire, car les bactéries ne peuvent pas se fixer. Malheureusement, cette technique est très énergivore.

        

 

De retour dans la salle de réunion, nous discutions sur la possibilité de créer des tambours avec cuve bio sur mesure. En voici quelques exemples :

  

            

Double tambour pour très gros volume :

Tout est possible, contactez-nous pour plus d’information. Le prix d’une telle demande coûte de 1500 € à 4000 € en plus suivant le modèle. Nous sommes capables de fournir des plans détaillés :

 

Ce fut deux jours très enrichissants pour nous : rencontrer les autres acteurs d’autres pays qui sont animés par la même passion que nous et partager nos points de vue sur le marché du koi (parfois identiques ou à l’opposé) nous a conforté dans la volonté qu’a Koiconnect à vous apporter le meilleur.

Nous tenons à remercier, Roland pour son accueil, Karl pour ses explications techniques, Mattias pour l’organisation, Roberto pour les docs, ainsi que tous les autres collègues rencontrés pour leur patience à écouter les « Französen »